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  • Coussin en gel installé sur un fauteuil pour une personne âgée
  • Prévenir les escarres chez une personne âgée : le guide des aidants

    Soliva


    Un parent qui reste au fauteuil l'après-midi entier, une rougeur au bas du dos qu'on remarque à la toilette, et la question qui vient tout de suite : est-ce que c'est grave ? Quand on aide un proche âgé, l'escarre est le risque qu'on redoute — et celui qu'on limite le mieux avec des gestes simples et réguliers. Voici ce qu'un aidant peut faire, jour après jour.

    Pourquoi la peau des personnes âgées est plus fragile

    Une escarre, c'est une zone de peau et de tissus qui souffre parce qu'elle est comprimée trop longtemps entre un os et un support. Le sang ne circule plus, les tissus manquent d'oxygène et s'abîment. Chez une personne âgée, tout va plus vite : la peau est plus fine, la graisse qui amortit les os a fondu, la circulation est moins bonne, et l'on bouge moins.

    Les facteurs aggravants : l'immobilité, la perte de poids et d'appétit, une hydratation insuffisante, l'incontinence (la peau humide se fragilise), un diabète, un antécédent d'escarre. Plus il y en a, plus la vigilance doit être quotidienne.

    Où regarder

    Assis : le sacrum (bas du dos, au-dessus des fesses), les ischions (les deux os des fesses) et le coccyx — presque tout le poids du corps s'y concentre. Allongé : les talons d'abord, puis le sacrum, les hanches sur le côté, les omoplates et l'arrière de la tête.

    Le geste n°1 : bouger, souvent

    Aucun matelas, aucun coussin ne remplace le changement de position. C'est ce que répètent tous les soignants. Les repères habituels :

    • Au fauteuil : soulager l'appui toutes les 15 à 30 minutes — se soulever quelques secondes sur les accoudoirs, se pencher d'un côté puis de l'autre, ou faire trois pas si c'est possible. Et pas d'après-midi entier assis d'affilée.
    • Au lit : changer de position toutes les 2 à 3 heures, en alternant dos et côtés, un coussin entre les genoux, les talons dégagés du matelas.

    Une alarme de téléphone aide à ne pas oublier.

    Le geste n°2 : inspecter la peau chaque jour

    Le bon moment, c'est la toilette. On regarde les zones à risque et on fait le test du doigt : on appuie sur une rougeur, on relâche. Si la peau blanchit puis redevient rouge, la circulation est encore bonne. Si elle reste rouge sans blanchir, c'est le premier stade de l'escarre : on supprime l'appui sur cette zone et on prévient l'infirmière. Deux erreurs encore répandues : masser une rougeur (cela abîme davantage les tissus) et frictionner à l'alcool ou à l'eau de Cologne, qui dessèchent la peau.

    Le geste n°3 : peau, assiette et verre d'eau

    Une peau propre, sèche et souple résiste mieux : toilette douce, séchage sans frotter, crème hydratante neutre, changes rapides en cas d'incontinence. Côté assiette, les tissus ont besoin de protéines — un yaourt, un œuf, un peu de fromage à chaque repas. Et de l'eau tout au long de la journée, même sans soif.

    Bien installer la personne au fauteuil

    Fesses au fond du siège, dos contre le dossier, pieds à plat au sol ou sur un repose-pieds : ainsi la personne ne glisse pas vers l'avant. Ce glissement — le cisaillement — est l'un des pires ennemis de la peau : elle part dans un sens, l'os dans l'autre. Le siège doit être assez ferme pour ne pas s'enfoncer, et l'assise doit répartir la pression sur toute la surface plutôt que la concentrer sous les os.

    C'est là qu'un coussin d'assise a sa place, comme outil de confort : une surface qui se déforme sous les points durs sans s'écraser, et qui laisse circuler l'air. Le coussin Soliva en gel nid d'abeille fonctionne sur ce principe, avec une housse lavable — un point important quand la peau est fragile. Les critères de choix sont détaillés dans notre article sur le coussin pour fauteuil roulant. À éviter : le coussin « bouée » percé au milieu, qui reporte tout le poids sur le pourtour et crée de nouveaux points d'appui.

    Un point d'honnêteté : un coussin du commerce convient à une personne à risque faible ou modéré, qui bouge encore. Pour une personne très dépendante, ou qui a déjà eu une escarre, ce sont l'infirmière, le médecin ou l'ergothérapeute qui évaluent le risque et prescrivent un support adapté.

    Quand alerter l'infirmière ou le médecin

    • une rougeur qui ne blanchit pas sous le doigt, ou qui persiste plus de 30 minutes après avoir levé l'appui ;
    • une zone chaude, dure, gonflée ou douloureuse ;
    • une peau qui pèle, une cloque, une plaie même minuscule ;
    • une perte de poids rapide, une fièvre inexpliquée.

    Mieux vaut appeler pour rien : au premier stade, quelques jours sans appui suffisent souvent ; plus tard, ce sont des semaines de soins.

    Questions fréquentes

    Combien de temps une personne âgée peut-elle rester assise ?
    Pas de durée universelle. Le repère : soulager l'appui toutes les 15 à 30 minutes et ne pas dépasser deux heures d'affilée sans vrai changement de position.

    Une peau de mouton ou un coussin en mousse, ça suffit ?
    Ils apportent du confort, mais la mousse s'écrase en quelques mois et la peau de mouton retient la chaleur. Le mouvement et la surveillance de la peau comptent bien davantage.

    Et si mon proche ne peut plus se lever seul ?
    Alors le mouvement doit venir de vous — repositionnements réguliers, appui soulagé toutes les 15 à 30 minutes — et le choix du support se fait avec l'infirmière ou l'ergothérapeute.

    À lire aussi

    Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Si votre proche présente une rougeur persistante, une plaie ou un risque élevé, demandez conseil à son médecin, à l'infirmière ou à l'ergothérapeute.

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